La Dernière Heure/Les Sports : Le bilan du président

Moins de 24 heures après le cinquième sacre brainois, le président Jacques Platieau a fait le point sur la saison, passée et à venir des Castors. De l’EuroLeague à l’EuroCup, de Ainars Zvirgzdins à Pascal Angillis, aucun sujet n’a été éludé…

L’EuroLeague

Il fallait que Braine remporte son championnat national pour briguer l’EuroLeague, c’est chose faite. A l’occasion de la réunion de la FIBA le week-end passé à Sopron (pendant le Final Four de l’EuroLeague), Jacques Platieau a proposé que ce tour final à quatre se déroule la saison prochaine sur terrain neutre, à Charleroi. Une proposition qui plait à plusieurs grosses écuries de l’EL et qui sera débattue en mai prochain.

La saison prochaine, Braine disputera encore ses rencontres d’EL au Spiroudôme. «Les critères seront encore plus sévères en 2018-19. A Braine, le plus gros problème, c’est le parquet. Faut-il faire venir à sept reprises un parquet amovible et rendra la salle communale indisponible deux , trois jours ? Ou faut-il cacher chaque fois les lignes ? Ce n’est pas simple. A Braine, il y a également un souci au niveau du recul par rapport au terrain et la saison prochaine, la FIBA exigera la présence de 4-5 caméras pour filmer le match. Les 24’’ et les lampes LED représentent un autre problème. » Le président brainois se veut optimiste au sujet de la construction d’une nouvelle salle à Brainequi sortirait de terre pour 2021.

Au plan sportif, les Castors poursuivront (encore) l’objectif d’être reversés de l’EuroLeague vers EuroCup en 2018-19.

Le bilan de la saison

« Certains m’ont dit que ce titre sauvait notre saison, je dis non ! On n’a pas atteint nos objectifs d’être reversés en EuroCup et on a loupé complètement deux matchs dans notre poule mais il n’a pas manqué grand-chose lors de certains matchs. En ce qui concerne la demi-finale de Coupe de Belgique perdue face à Namur, on ne méritait pas de la gagner, Namur oui. Ce fut une saison éprouvante avec une EuroLeague qui est fatigante et usante au plan mental et au plan physique. On l’avait déjà vécu il y a trois ans lors de notre première EuroLeague, on l’a revécu cette saison. Quand on est plus fatigué, il y a toujours davantage de tensions avec un coach et certaines joueuses qui n’ont pas réussi à les faire baisser.»

La demi-finale perdue à Vilvorde face à Namur est restée en travers de la gorge présidentielle.

«Le coach n’a pas agi professionnellement en ne préparant pas la rencontre comme il a l’habitude de le faire. Il a peut-être cru que gagner serait facile. Il ne l’a pas préparée car il était peut-être fâché de ne pas rester à Braine en 2018-19. On en a parlé et il a réussi à se motiver pour la fin. Tant face à Namur que SKW lors de ces playoffs, Ainars a trouvé les solutions. On a retrouvé une équipe sur le terrain, ça fait plaisir. »

Pascal Angillis

« Peu de gens le savent mais cette saison, Pascal est venu travailler chez nous deux-trois fois par semaine pendant plusieurs mois. On l’a vu à l’œuvre avec les espoirs du club qui ont adoré sa méthode. Quand il s’est engagé avec Limburg, on ne l’a plus vu, c’est normal. Pascal est un vrai formateur avec de l’intransigeance. Son jeu est basé sur la défense avec énormément de mouvements en transition. Il a, en plus, le sens de la communication. Delaere pensait jouer à l’étranger, il a su trouver les mots pour la convaincre de rester. »

Jacques Ledure

« Jacques va apporter de la rigueur à notre structure. Il réalise un boulot fantastique depuis quelques semaines et il va clarifier tous les rôles de l’organigramme. Jacques va redéfinir le mode de fonctionnement du club. Point de vue sportif, il connaît la musique et est impliqué dans les choix du club. Il collaborera étroitement avec le coach Angillis et la team manager Schuurmans. »

Le basket en Belgique

Une task-force menée par Luc Katra, le président de Kangoeroes, tente de dynamiser le basket féminin de haut niveau. Les Castors y participent. «Oui, j’ai évoqué un championnat frontalier contre les grosses cylindrées voisines mais avec le calendrier de l’EuroLeague, c’est difficile à organiser. Il y a aussi l’idée de jouer en France mais il faudrait que les Français soient d’accord. Je pense cependant que la meilleure idée pour la Belgique serait une série de 8 clubs dans une sorte de Pro A et de 8 autres dans une Pro B, moins professionnelle » indique le président brainois.

La saison et l’effectif 2018-19

Elle devrait commencer plus tard en raison du Championnat du monde qui a lieu avec la Belgique du 22 au 30 septembre. Braine se présentera en championnat avec Manon Grzesinski, Maxuella Lisowa, Antonia Delaere, Merike Anderson et Celeste Trahan-Davis. Pascal Angilis prend la succession de Ainars Zvirgzdins. Mariona Ortiz est transférée de Namur où devrait débarquer … Jones, l’ex-meneuse des Castors. « Il y a encore des cas en balance, je songe à Carpreaux et Malashenko. » Le club a également signé un poste 3-4 américain avec passeport européen. « On cherche encore un poste 5, c’est indispensable pour l’EuroLeague. » Concernant la naturalisation de Celste Trahan-Davis, attendue en avril ’19, le club et les instances de la balle orange essayeraient de faire rapidement avancer le dossier pour que Celeste dispute le Championnat du Monde avec les Cats en septembre prochain. Affaire à suivre.

Christophe Kugener
Source : La Dernière Heure/Les Sports