La dernière Heure/Les Sports : Un test sur les terres de Fred Dusart pour les Castors Braine

Braine affronte Villeneuve, un match amical au fort relent européen.

Les Castors Braine se rendent ce soir (19 h) à l’ESB Villeneuve d’Ascq. L’ESBVA, un club où le coach Fred Dusart fut 7 ans assistant et 7 ans coach principal. Le Nordiste de 41 ans est pourtant plus branché présent que passé…

Coach Dusart, êtes-vous satisfait de ce premier succès large dans les chiffres face au Spirou Ladies Charleroi ?

« Tout le monde a joué. Les titulaires ne devaient pas prester 40 minutes dans ce genre de rencontres car la saison sera longue et des matchs d’une autre intensité nous attendent. Mais respecter le travail et respecter l’adversaire, c’est se donner à 100 %. Les filles l’ont fait. »

On vous a vu plusieurs fois recadrer le team au plan défensif.

« Sur ce plan, après 3,5 semaines ensemble, on n’est pas encore au point. On a fait des erreurs au niveau de nos glissements et de nos rotations. Cela ne s’est pas ressenti car Charleroi a loupé quelques shoots ouverts. On a une belle marge de progression au niveau de la cohésion défensive. Notamment l’aide sur pick’n roll. »

Qu’est-ce que vous retenez de positif de cette rencontre ?

« Le sérieux des filles et l’intensité déployée. »

Quel est votre état d’esprit pour le match ce soir à Villeneuve, l’équipe qui vous a vu grandir comme coach ?

« Je ne dois pas prouver quoi que ce soit à personne et je ne m’y rends pas dans une optique revancharde. Je sais que dans 10 jours un duel important nous attend face à Namur. »

Quelles sont vos attentes pour ce match à l’ESBVA ?

« En premier lieu, revenir avec 0 blessée. En second, afficher une grosse intensité. On sait qu’en face, ce sera une opposition de type EuroLeague. Si on se relâche face à une équipe du championnat français, cela se payera cash. »

On vous a vu varier les combinaisons en défense et faire pas mal de rotations au niveau du cinq…

« Il y a des choses qu’on n’a pas beaucoup répétées mais ce que j’ai vu est intéressant pour la suite. En attaque, on a eu des cinq inédits avec des filles qui n’étaient pas censées évoluer les unes avec les autres. Il a fallu s’adapter car notre intérieure lituanienne avait été sifflée deux fois en trois minutes. »

Christophe Kugener